
Cet été (2019) j’ai passé 2 semaines au Liban. C’est un très beau pays qui possède une histoire assez riche et complexe. Voici un résumé amateur qui peut aider à comprendre le Liban.
Petite carte d’identité du Liban
Localisation : Le Liban est situé au Moyen-Orient, entre la Syrie et Israël

Nombre d’habitants : Petit pays d’environ 6 millions d’habitants.
Langues : La langue officielle est l’arabe. Le français est aussi utilisé
Religion : A majorité musulmane (chiite et sunites) Des chrétiens maronites, des druzes (musulmans hétérodoxes) et des grecs-orthodoxes.
Système politique : République. Depuis 2016 le président est Michel Aoun
Drapeau : Le drapeau représente le cèdre du Liban, l’arbre emblématique du pays

L’Histoire entre la France et le Liban : le mandat français de 1920 à 1943-46
Quand je suis arrivée au Liban j’ai tout de suite vu des panneaux publicitaires, des noms de pharmacie, de commerce et banque en français. Puis en rencontrant des libanais, beaucoup parlaient français et souvent très bien. C’était étonnant d’arriver dans un pays à 4.500 kilomètres de la France, et de se faire comprendre sans beaucoup de difficultés. Mais alors pourquoi ?
Tout simplement car pendant 23 ans la France a agi sur les décisions politiques libanaises : ce qu’on appelle un mandat.
Pourquoi un mandat français ?
Pour comprendre, il faut remonter un peu dans le temps et parler de l’Empire ottoman. L’Empire ottoman est une puissance turque qui existe depuis le 13ème siècle. C’est un empire qui s’est étendu au fil des siècles au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et même jusqu’en Europe de l’est.

En 1914, au début de la première guerre mondiale, le Moyen-Orient comme on le connait aujourd’hui, n’existait pas. En 1914, l’Arabie Saoudite, Israël, le Liban, la Syrie, une partie de l’Irak, l’Iran et la Turquie n’existaient pas et le Moyen Orient, ressemblait à ceci.

Lors de la première guerre mondiale (1914-1918) l’Empire ottoman se range du côté de l’Allemagne. La défaite de l’Allemagne entraîne alors la chute de l’Empire ottoman. Les Alliés (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie) se retrouvent à Paris après la guerre et décident du sort des vaincus. C’est lors du traité de Sèvres, en 1920, que les territoires ottomans vaincus sont répartis entre les Alliés. La France reçoit alors un mandat pour gouverner la Syrie et le Liban.

Le mandat français a aussi été appelé le protectorat. En effet, sous le mandat, la France développe des infrastructures, des écoles et assure la protection des chrétiens du Liban, appelés les chrétiens maronites. La présence française perturbe aussi le fonctionnement du territoire. Notamment quand la France crée l’état du Grand Liban et impose des frontières au pays. A ce moment, les différentes religions et cultures ne sont pas prises en compte et cela génère des conflits.
Finalement après 20 ans de présence française, les libanais veulent leur indépendance. Le 22 Novembre 1943, après des mois de manifestation les libanais obtiennent leur indépendance. Officiellement, les autorités françaises quittent le Liban en 1946-1947. Pourtant, les libanais ont conservés la date du 22 Novembre 1943 comme fête nationale.
Le Liban après l’indépendance
Un pacte politique qui unifie les religions
Une fois les français partis. Les libanais décident de structurer à leur façon la vie politique. Ainsi, en 1943, est créé le Pacte National.
Ce Pacte National consiste à séparer le pouvoir politique entre les quatre principales religions au Liban. C’est-à-dire que le poste de président de la République est laissé à un chrétien maronite. Le poste de président des ministres à un musulman sunnite. Le poste de président de l’Assemblée à un musulman chiite et le poste de vice-président de l’assemblée à un grec orthodoxe. Cette réforme est très importante car elle prend en compte le côté multiconfessionnel du Liban. Aujourd’hui le Pacte Nationale est toujours en vigueur.
Des années de prospérités
Dans les années 1950 à 1970, le Liban est un des pays les plus développé et occidentalisé du Moyen-Orient. Le système de banque libanais est exceptionnel si bien que l’on appelle le pays « La Suisse du Moyen Orient ». Malheureusement, en 1975, le Liban plonge dans une guerre civile qui appauvrit le pays et laisse de profondes séquelles chez les libanais.
La guerre civile au Liban : 1975-1990
En 1975, le Liban entre en guerre civile. Au sein du pays les musulmans et les chrétiens s’opposent. Un facteur majeur est à l’origine de cette guerre : le conflit israélo-palestinien.

Le conflit israélo-palestinien : pourquoi comme facteur principal ?
Il faut remonter en arrière… En 1947, deux ans après la seconde guerre mondiale, l’ONU crée un état pour les juifs, que l’on appelle l’état d’Israël. Cet état se met en place en Palestine, territoire à majorité musulmane. Malheureusement la cohabitation entre juifs et musulmans ne fonctionne pas et dès 1947, des conflits explosent entre les juifs et les musulmans palestiniens. Beaucoup de palestiniens s’enfuient au Liban où ils se retrouvent dans des camps.
Dans ces camps se développe une résistance armée palestinienne, notamment l’OLP (Organisation Libération Palestine) dirigé par Yasser Arafat. Cette résistance palestinienne attaque Israël militairement, et Israël répond. Le Liban devient sans le vouloir le champ de bataille où s’affrontent palestiniens et israéliens.
Ce contexte créer alors deux camps au sein de la population et des politiciens libanais. Ceux qui soutiennent les palestiniens et ceux qui rejettent leur présence. La population qui soutient le mouvement palestinien est en majorité de confession musulmane, ils fondent une coalition qui s’appelle le Mouvement National. Quant à ceux qui veulent désarmer les palestiniens, ils sont en majorité chrétiens maronites. Leur coalition se nomme le Front Libanais. Ces coalitions vont armer des citoyens libanais, qui vont devenir des milices. Ces milices, hors contrôle de l’état, vont être acteurs de la guerre civile et provoquer des tueries.

Le déclenchement de la guerre civile ?
Le 13 Avril 1975, deux événements tragiques déclenchent la guerre civile. Le premier est l’assassinat de deux gardes du corps du chef des phalangistes (parti chrétien radical). En guise de revanche, les phalangistes attaquent alors un bus et fusillent les 27 palestiniens qui étaient à bord.
A partir de cette date, les massacres entre musulmans et chrétiens vont se succéder et le Liban entre en guerre.
La capitale Beyrouth est coupée en deux. Beyrouth-ouest devient musulman et Beyrouth-est devient chrétien. Un barrage surveillé par des hommes armés appelés « francs-tireurs », est installé pour séparer la ville. Le pays se scinde aussi en plusieurs zones. Le Liban central et le nord deviennent des territoires réservés aux chrétiens maronites. Le reste du Liban lui devient un territoire pour les musulmans. En fonction de leur religion, les libanais ne peuvent plus circuler en sécurité dans leur pays.

La violence de la guerre est terrible, et de nombreux civils ont été tués. Parmi les plus sanglants massacres de la guerre civile, il y a eu celui de Damour et celui de Sabra et Chatila.
-Le massacre de Damour a eu lieu en janvier 1976. Damour est une petite ville sur la côte libanaise à majorité chrétienne. La tuerie a été faite par les milices pro-palestiniennes. Plus de 500 personnes ont été tuées.
–Le massacre de Sabra et Chatila a eu lieu en septembre 1982. Sabra et Chatila sont des camps de réfugiés palestiniens situés à Beyrouth ouest. L’acte a été commis par des chrétiens phalangistes. Le nombre de victimes est imprécis, il varie entre 800 et 3500. Le gouvernement libanais et la Croix Rouge estime les morts à environ 2000. L’armée israélienne, qui fut impliqué dans le massacre en aidant les phalangistes à accéder au camp, en compte seulement 700. D’autres commissions indépendantes ont comptées 3500 victimes. Dans tous les cas, le massacre de Sabra et Chatila a été si sauvage et violent que le monde entier a été choqué et a condamné l’action. <= je vous invite à voir cette archive.
A partir de 1976, la Syrie intervient dans la guerre civile libanaise
Le président syrien, Hafez el-Assad souhaite intervenir dans le conflit pour freiner Israël. En effet, il a peur qu’Israël alliée aux milices chrétiennes phalangistes envahissent la Syrie. En intervenant, il veut contrôler les milices chrétiennes et gagner la confiance des libanais et de l’OLP.
Cette intervention syrienne de 1976 va dans un premier temps stopper les combats au Liban. Malheureusement, par la suite la présence syrienne va envenimer les conflits. En effet, l’armée syrienne va prendre le contrôle du Liban petit à petit. Pire, elle va jusqu’à bombarder les zones chrétiennes du Liban qui soutiennent Israël.
L’intervention d’Israël et l’arrivé de nouveaux conflits
L’intervention syrienne déclenche la riposte violente de l’armée israélienne. En 1982 avec l’opération « Paix en Galilée », Israël envahit Le Liban en bombardant des villes, faisant plus d’un millier de victimes. Ainsi, deux camps se forment : celui des musulmans, palestiniens soutenu par la Syrie. Celui des forces chrétiennes soutenu par Israël.
Mais progressivement, l’armée israélienne finit par se replier, car elle a perdu environ 1500 hommes et ne fait pas face aux milices armées soutenues par la Syrie. En 1985, Israël se retire du pays, laissant que des militaires au Sud du Liban.
En plus de cet affrontement entre pays. A l’intérieur du pays les milices s’entretuent. Les milices sont des groupes religieux et politiques qui prennent le contrôle de territoires et s’affrontent entre elles. Pour citer les milices importantes, il y a la communauté druze, la communauté chiite pro-syrienne du nom de « Amal » ou encore le groupe chiite pro-iranien « Hezbollah ».
La fin de la guerre
La guerre civile libanaise prend fin en 1990. Dans la ville de Taëf en Arabie Saoudite, des accords sont négociés et signés par les députés libanais et par un comité composé du roi du Maroc, roi d’Arabie Saoudite et du président d’Algérie. Les Etats-Unis soutiennent aussi cet accord. L’accord est contesté par le président chrétien M. Aoun. Mais l’armée syrienne intervient, destitue le président et un autre chrétien maronite prend le pouvoir. L’accord signé permet de donner plus de place aux musulmans. De plus, il oblige les libanais chrétiens à entrer dans un accord de paix avec la Syrie.
Le bilan de la guerre
Selon les historiens, la guerre a fait 145 000 morts et 185 000 blessés. Il y a eu aussi environ 1 million de déplacés forcés. Certains libanais se sont déplacés à l’intérieur du Liban et d’autres ont fui à l’étranger, notamment en France et au Canada.
Comme dans toutes les guerres, le pays est complètement appauvri. Après 15 ans de guerre, beaucoup de bâtiments publics et de maisons sont détruits. Notamment le centre-ville de Beyrouth. De plus, la livre libanaise a perdue de sa valeur et l’état est très endetté.


Après la guerre : un pays encore instable
La fin de la guerre en 1990 permet de cesser les conflits armés. La situation est apaisée entre les libanais. Pour autant, la Syrie garde des troupes dans le pays et Israël continue d’occuper le Liban sud. De plus la milice du Hezbollah, la seule qui n’est pas désarmée après la guerre continue à alimenter les conflits.
Hezbollah c’est quoi ?
Le Hezbollah a été fondé en 1982 au Liban, pendant la guerre civile. C’est un groupe islamisme chiite qui est rattaché idéologiquement à l’Iran. Certains pays le considèrent comme un mouvement terroriste, notamment les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Union Européenne. En effet, pendant la guerre-civile le mouvement a commis de nombreux attentats et des civils occidentaux ont été enlevés. Pourtant au Liban, le Hezbollah est vu différemment par certains libanais qui le considère plus comme un mouvement de résistance face à Israël.
Le Hezbollah est depuis 2005 un parti politique libanais, présent au gouvernement. Il intervient aussi en Syrie contre le mouvement djihadiste.
L’opération Raisins de la Colère de 1996
Après la guerre, le Hezbollah située au Sud du pays, continue d’attaquer Israël par des tirs de mortiers. Israël décide de réagir et lance une opération appelée « Les raisins de la colère ». Cette opération va durer 16 jours car la médiation de la France et des Etats-Unis fait cesser le conflit. Pourtant, Israël finit par se retirer définitivement du Liban qu’en 2000.
La révolution du cèdre en 2005
Israël est parti du Liban, mais la Syrie est encore présente. En 2005, le premier ministre libanais, Rafic Hariri, est assassiné. Les accusations portent alors sur la Syrie qui aurait commandité le meurtre. Suite à cette révélation, les libanais sortent dans la rue pour manifester contre la présence syrienne et son influence dans la politique libanaise.
Dans un pays de 4 millions d’habitants en 2005, environ 1,3 million de libanais ont manifestés : c’est ce qu’on a appelé la révolution du cèdre. Suite à ces événements, les troupes syriennes quittent le pays en 2005.
La guerre de 2006
Le Hezbollah continue d’étendre son autorité en tant que parti politique au Liban. Mais le Hezbollah a aussi des hommes armés situés à la frontière avec Israël et le Liban. Ces hommes armés continuent de tirer sur Israël. En représailles, Israël intervient de nouveau au Liban. La guerre dure « seulement » 1 mois mais les conséquences sont importantes, surtout du côté Libanais. Environ 1000 civils libanais sont tués, et près d’un million se sont déplacés. De nombreuses bombes ont été lancées sur le territoire libanais détruisant des infrastructures : 630 kilomètres de routes, 900 usines, 7000 logements. Une trêve a été mise en place par l’ONU, ce qui met fin à la guerre.
Aujourd’hui des conflits sont encore présents entre le Hezbollah et Israël.
La situation politique, sociale et religieuse du Liban en 2019
Politique
Sur la politique extérieure le Liban est encore en tension avec Israël. Fin Août il y a eu des échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise, entre un parti politique libanais (le Hezbollah) et Israël. Le premier ministre libanais a demandé d’arrêter les tirs et la situation s’est calmée.
Il faut savoir que le Liban et la France entretiennent de bonnes relations diplomatiques. Dernièrement, le 19 Septembre 2019, E. Macron a rencontré Saad Hariri, le premier ministre du Liban. Lors de cette rencontre la France a promis le versement sous peu de 250 millions d’euros pour aider le Liban. Plusieurs accords sont mis en place chaque année, notamment pour l’accueil d’étudiants libanais en France.
Sociale
Le Liban à de graves difficultées financières. Le taux de chômage est important, notamment chez les jeunes et la dette du pays est très élevée.
Le Liban rencontre aussi un problème qui suscite pas mal de tensions dans le pays, c’est la question des réfugiés syriens et palestiniens.
Le pays étant situé entre Israël et la Syrie, il accueille des réfugiés palestiniens et des réfugiés syriens. Sur 5 millions d’habitants au Liban on compte environ 500.000 réfugiés palestiniens et 1 millions de réfugiés syriens. C’est beaucoup pour un petit pays comme le Liban. Les réfugiés représentent 30% de la population. C’est un des pays qui accueille le plus de réfugiés au monde.
La situation des réfugiés au Liban est catastrophique. La plupart des réfugiés vivent dans des camps, des garages, des lieux abandonnés et insalubres. Ils n’ont pas de papiers et ne travaillent pas ou alors ils font des petits travaux qui leur fait gagner très peu d’argent. Quant aux enfants ils ne vont pas à l’école et peuvent aussi travailler.
Lorsque j’ai été au Liban en Août 2019, j’ai vu beaucoup d’enfants syriens qui étaient sur les routes et qui essayaient de vendre des petites bouteilles d’eau, des confiseries ou des petits objets. Beaucoup semblaient très jeunes, 6, 7, 8 ans. Ils étaient au milieu de la route, dans un environnement très dangereux entre les camions, et les voitures…
J’ai aussi parlé avec un jeune libanais, qui étudie en France et voilà ce qu’il m’a dit à propos des réfugiés syriens. « Oui il y a beaucoup de réfugiés au Liban. Mais c’est finit la guerre en Syrie maintenant. Les syriens ils profitent de la situation. Pourquoi ils ne retournent pas en Syrie maintenant que la guerre est terminée ? En plus ils ne payent rien et ils volent l’eau, l’électricité. »
Sans juger ses propos, sa réaction nous montre à quel point le sujet des réfugiés pose problème au Liban.
Religieuse
Le Liban est un pays multiconfessionnel avec plus de 17 confessions. Parmi les plus représentées on compte : les musulmans chiites et sunnites, les chrétiens maronites, les grecs orthodoxes et les druzes. La religion la plus représentée est l’islam avec environ 60% de musulmans (chiites et sunnites confondus). Il y a approximativement 20% de chrétiens, 12% de grec orthodoxes et 5% de druzes. Ensuite il y a un faible pourcentage de juifs, d’arméniens, de coptes, de syriaques, d’assyriens bref ça devient compliqué après…
Le Liban est un état religieux, ce n’est pas un pays laïc, comme la France. Le gouvernement est composé de partis politiques religieux. Le gouvernement est basé sur la loi du « Pacte National » qui prend en compte les quatre principales religions.
Ainsi, les religions cohabitent, il n’est pas rare de croiser une église grecque orthodoxe à 500 mètres d’une mosquée chiite. Pourtant, tout n’est pas parfait, et la religion reste un sujet compliqué…
Parmi les libanais que j’ai rencontré beaucoup m’ont dit « Au Liban, la religion elle est présente partout…tu sais elle est tout le temps là mais personne n’en parle, c’est un sujet tabou.»
On comprend que c’est un sujet tabou, quand on sait que la guerre civile libanaise (1975-1990) qui a déchiré le pays a opposé musulmans et chrétiens. Cette guerre a été violente et aujourd’hui les libanais portent encore les blessures de la guerre.
Un libanais, psychologues que j’ai rencontré m’a expliqué : « Tu vois notre carte d’identité ? Et bien au Liban on a notre religion dessus. En gros, si tu es musulman, chrétien maronite, grec orthodoxe et bien ce sera écrit ! Et ça c’est dangereux, parce que pendant la guerre, ils prenaient ta carte et si t’étais chrétien et que tu tombais sur un musulman ils te tuaient ou inversement…. ». « Mais moi je suis né d’un père chrétien et d’une mère musulmane ils m’ont donné un prénom ni chrétien ni musulman comme ça c’est mieux, si tu fais bien attention, tu verras au Liban, en fonction des prénoms tu peux voir si un libanais est chrétien ou musulman. »
Pour les libanais, notamment les jeunes, l’état religieux est un poids. L’état est très conservateur dans les domaines des affaires familiales et des mœurs. Par exemple, le mariage civil au Liban n’existe pas, il doit se faire devant des tribunaux religieux. Les libanais issus de religion différentes, doivent souvent se convertir à la religion de leur mari ou de leur femme pour se marier religieusement. Ainsi les jeunes couples qui ne veulent pas de mariage civil se rendent sur l’île de Chypre pour se marier civilement.
Les questions de l’homosexualité, ou des relations sexuelles avant le mariage posent aussi des problèmes. Au Liban, l’homosexualité n’est pas bien acceptée et les femmes bien que libres subissent beaucoup de pressions sur leur sexualité…
Malgré une société encore assez conservatrice et un pays qui reste assez pauvre, le Liban est un magnifique pays à aller visiter !
Pour plus d’informations sur le Liban je vous invite à suivre mes liens en bas.
Si vous souhaitez approfondir sur l’histoire du Liban :
–https://www.lesclesdumoyenorient.com/Guerre-civile-libanaise.html : sur l’histoire de la Guerre Civile au Liban
–https://www.youtube.com/watch?v=E3QLVgLplB0 : vidéo courte et instructive sur l’histoire de l’empire ottoman
–https://www.youtube.com/watch?v=LUtC0FXAScg : histoire de la création de l’état juif et conflits israélo-palestiniens
–Valse avec Bachir d’Ari Folman, film d’animation qui retrace l’histoire du massacre de Sabra et Chatila.
–Incendies de Wajdi Mouawad, pièce de théâtre sur le début de la guerre-civile au Liban, adaptée en film.
–Yallah Bye de Joseph Safieddine, une bande dessinée autobiographique sur la guerre de 2006 au Liban.
–Politique de Mazen Kerbaj, une bande dessinée sur la guerre de 2006 entre Hezbollah et Israël.
Sur la société libanaise aujourd’hui :
–https://www.youtube.com/watch?v=RF5FuM6e_7U : documentaire court de 2019 sur les réfugiés syriens au Liban par BRUT.
–https://www.lorientlejour.com/article/1187502/depuis-paris-hariri-sengage-a-appliquer-les-reformes-prevues-par-la-cedre.html : sur les relations entre la France et le Liban
–https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/01/israel-riposte-apres-des-tirs-de-missiles-du-hezbollah-depuis-le-liban_5505161_3210.html : sur les relations Liban-Israël.
-Un groupe de musique pro LGBT déprogrammé par le gouvernement religieux chrétien : https://www.francetvinfo.fr/monde/moyen-orient/liban-les-appels-contre-le-concert-du-groupe-de-rock-engage-mashrou-leila-se-multiplient_3547741.html
-Une série Netflix Sex and Love around the World, avec un épisode consacré au Liban.
